Trente ans que l'informatique le passionne, vingt ans qu'il en a fait son métier. De l'Atari familial aux plateformes nationales, le fil ne s'est jamais rompu : comprendre ce qui bloque, le résoudre, et faire en sorte que la valeur revienne à ceux qui la créent.
Né en 1981 à Valence, dans la Drôme, Alexandre reçoit un Atari de son père. Il y joue, puis il y programme. À 15 ans, il répare déjà les ordinateurs de la famille et de l'entourage. Il n'a jamais arrêté depuis.
À 16 ans, mineur et pourtant déjà associé d'une entreprise, il lance tousenville.com : rapprocher les habitants des commerçants, ville par ville, autour de Valence. Un associé pressé de revendre écourte l'aventure. La leçon restera : construire sur le temps long, avec des gens qui partagent ses valeurs.
Études, puis quelques années dans la vente, en téléphonie et multimédia. L'informatique lui manque, il y revient. Mais il garde du commerce une conviction : savoir vendre ce que l'on sait faire, c'est ce qui permet de vivre de sa passion.
En 2007, il crée Easy-Tech et en fait son métier : l'assistance informatique des particuliers et des entreprises. En 2018, l'entreprise prend le nom de Pyron, hommage à Pyrrhon d'Élis. Aujourd'hui, elle intervient dans une dizaine de villes : Lyon, Clermont-Ferrand, Vichy, Montluçon, Le Puy-en-Velay, Nevers…
Une chaîne de mise sous poche, dans le milieu médical. Les disques durs de la machine ont lâché, l'éditeur du logiciel n'existe plus, aucune sauvegarde exploitable. Si les données sont perdues, la production ne redémarre pas : plus de 200 personnes attendent.
Alexandre récupère les données. La chaîne repart. C'est l'intervention qui l'a le plus marqué, mais la leçon vaut pour toutes les autres : derrière la technique, il n'y a jamais que de la technique. Des photos qu'on croyait perdues, une grand-mère qui peut de nouveau appeler ses petits-enfants, une entreprise qui retrouve son outil de travail. Ce sont des instants de vie, et c'est pour eux qu'on se déplace.
De ces années, il garde aussi une règle simple sur les prix. Les métiers de l'urgence à domicile se font trop souvent appeler la boule au ventre. Lui veut l'inverse : qu'on soit content de l'appeler, en sachant que le service rendu vaudra toujours plus que la facture.
« Pyrrhon est un peu le père de la science : ne pas croire ce que l'on voit, chercher ce que l'on peut contredire. J'ai simplement anglicisé son nom. »
Les années passent, et une envie s'est imposée : que d'autres puissent faire à leur échelle ce qu'il fait à la sienne. C'est le point de départ de tout ce que Pyron construit aujourd'hui.
Dans un marché où les intermédiaires prélèvent une part toujours plus grande, une plateforme au tarif transparent : le client paie ce qu'il voit, l'intervenant en reçoit la majorité. Et d'autres secteurs trop intermédiés suivront.
Il a grandi avec les prophéties qui changent à chaque décennie. J'agis prend le contre-pied : pas d'alarme, des chiffres comparables et des leviers concrets, pour que consommateurs et décideurs agissent avec les bonnes informations.
Sa conviction d'aujourd'hui : une personne motivée, la tête sur les épaules, peut produire n'importe quel produit ou service avec l'IA. À condition d'y mettre l'engagement et la ténacité. Il aide les entreprises à franchir ce cap.
Un besoin à déléguer en confiance, un projet à concrétiser : Alexandre prend le temps de comprendre avant de proposer.